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Justice League made in Miller



Cette semaine marque la sortie en salle de Justice League, premier film live des super héros DC, et nouvel épisode du DC Cinema Univers. Après avoir explorer une version abandonnée de Wonder Woman, voyons voir ici ce qu'aurait donné le film s'il avait été réalisé par Geroge Miller (la série des Mad Max) comme c'était prévu à l'origine.

Car à l'automne 2007, George Miller avait effectivement commencé à plancher sur les aventures de la Ligue des Justiciers pour Warner.

Justice League : Mortal (tel était le titre) avait atteint un stade avancé de production. Le casting était bouclé. On aurait eu Armie Hammer en batman, D.J. Cotrona en Superman, Adam Brody en The Flash, Common en Green Lantern, Teresa Palmer en Talia Al-Ghul, et Jay Baruchel en méchant Maxwell Lord.

Le casting de Justice League : Mortal

Wonder Woman vue par Joss Whedon



Cette semaine sort sur les écrans Wonder Woman, de Patty Jenkins, film contant les aventures de Diana, la guerrière amazone de l'univers DC Comic.

Le personnage, campé par Gal Gadot, est apparue dans Batman V Superman, et ce film est le quatrième de l'univers ciné DC. Et vu que ces films, sous la tutelle de Zack Snyder, sont loin de faire l'unanimité auprès du public, ni de remplir pleinement les salles, il serait intéressant de se plonger dans la version que souhaitait faire Josh Whedon.

Car en 2005, le créateur de Buffy et réalisateur de Avengers 1 & 2 travaillait sur un film centré sur Diana hors de tout univers étendu. A la même époque, l'actrice Evangeline Lilly (Lost, Le Hobbit... ) avait été approché par Warner pour interpréter le rôle. Mais s'agissait-il du même projet? L''actrice n'en dit pas plus. En revanche, Josh Whedon s'est montré beaucoup plus bavard :

Evangeline Lilly en Wonder Woman (fan art)

Le hobbit vu par Guillermo Del Toro



La semaine dernière, c'était la sortie de La bataille des cinq armées, dernier volet de la trilogie du Hobbit.

La trilogie a été encensée ou éreintée, pour divers raisons. Mais il y a une question qu'on peut se poser : à quoi aurait ressemblé le film s'il avait été mis en scène par Guillermo Del Toro?

La question n'est pas anodine. Les deux cinéastes s'étaient rencontrés lors de la préparation du film Halo. Lorsque le projet a été stoppé, Peter Jackson, qui partait sur Tintin avec Steven Spielberg, proposa alors le projet du Hobbit à Guillermo Del Toro. Grand fan du livre, ce dernier accepta, et en aout 2008, le Hobbit entre officiellement en pré-production. Au début, il était question de raconter tout le livre en un seul film, et d'en faire un deuxième qui ferait le lien avec la trilogie de l'anneau.

Guillermo Del Toro commence alors les travaux préparatoires et prépare le visuel du Hobbit dans ses fameux carnets. Sa référence première est la première guerre mondiale, à la fois visuellement et thématiquement :
« Lire des livres et regarder des documentaires sur la Première guerre mondiale nourrit assez étrangement la vision que l’on peut avoir du Hobbit. Car je crois qu’il s’agit d’un livre né de l’expérience que la génération de Tolkien a subie pendant la Grande guerre, se trouver dans ce conflit et voir toutes vos valeurs s’effondrer ».

Spider-Man vu par James Cameron



La grosse sortie de la semaine, c'est The Amazing Spider-Man 2, suite du reboot des aventures de Peter Parker et de son alter-ego, Spider-Man.

Si c'est toujours Marc Webb qui assure la réalisation, et qu'on sait que Sam Raimi s'était chargé de celle de la trilogie originale, ce qu'on sait moins, c'est qu'il y avait une première version qui était prévue dans les années 90, et que devait réaliser James Cameron.

En effet, longtemps fan du comic, James Cameron voulait adapter les aventures de Spider-Man sur grand écran.

En 1990, juste après avoir réalisé True Lies, James Cameron rédige un scénario. Il prit quelques libertés avec le roman (l'idée des toiles qui naissaient des poignées de Peter Parker et non de lanceurs mécaniques, c'est lui!), mais le script fut tout de même jugé remarquable par beaucoup de monde, y compris Stan Lee (créateur de Spider-Man). Un story board fut même dessiné.

story board et croquis préparatoire

Superman, le film qu'on ne verra jamais




Cette semaine sort sur les écrans Man of steel de Zack Snyder, le reboot de la franchise Superman.

Après l'échec (relatif) de Superman returns de Bryan Singer, le studio Warner demande à son nouveau poulain Christopher Nolan (la trilogie Dark knight) d'adapter Superman comme il l'a fait avec Batman (reboot, histoire et personnages plus sombres et plus réalistes...). Trop occupé sur la production de The dark knight rises, Christopher Nolan accepte tout de même de le produire, et confie la réalisation à Zack Snyder (300, Sucker punch...).

Comment le film de Singer, qui a récolté presque 400 millions de dollars à travers le monde, peut être considéré comme un semi-échec? Et comment le budget a pu grimpé à 260 millions de dollars, alors qu'à la même année, l'autre gros film de super héros était X-men 3, pour un budget de 210 millions de dollars?


Petit retour en arrière. En 1987 sort Superman 4.  Suite à de nombreux conflits, le réalisateur étant plusieurs fois remplacé (la seconde équipe est dirigée pas Christopher Reeves lui-même), et un budget au rabais (17 millions de dollars au lieu des 37 millions prévus originellement), le film sort, amputé de 44 min (le film dure seulement 1h et 26min). La production comptait utiliser les 44 min amputées comme base pour un cinquième épisode, intitulé The new Superman, et que Christopher Reeves aurait pu réaliser, mais l'échec cuisant du film marque un arrêt temporaire à la série.

Lord of the rings - le film qu'on a failli voir


De 2001 à 2003, Peter Jackson a brillamment porté à l'écran la trilogie du Seigneur des anneaux, sortant un épisode par an. Cependant, il n'est pas le premier à s'être attaqué à l’œuvre de Tolkien.

En 1978, Ralph Bakshi sortait une adaptation des deux premiers romans de la trilogie. Son film est en réalité un dessin animé, avec des visages de vrais acteurs rotoscopés sur les dessins, dont John Hurt (Harry Potter, Hellboy, Alien le 8eme passager) et Anthony Daniels (Star wars). A sa sortie, et malgré un important succès en salle, le film est vivement descendu par la critique, et la suite, qui devait être Le retour du roi, n'est jamais tourné.