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7 conseils face au bénévolat



Le bénévolat n'est pas sans risque. Pour un travail qui serait normalement rémunéré, certains n'hésitent pas à avoir recours à des bénévoles en leurs faisant miroiter un prochain contrat.  Dans mon précédent article, je vous parlais d'un énième énergumène qui m'avait approché pour que je travaille gratuitement pour lui.

Vous n'êtes pas sans savoir que le monde du cinéma et de l'audiovisuel regorge d'êtres sans scrupules qui essayeront toujours de profiter de votre gentillesse et de votre savoir faire. La question n'est pas de savoir si vous allez dire oui ou non au bénévolat (j'ai déjà traité de la question), mais de savoir comment vous devriez répondre pour éviter de faire une erreur que vous regretteriez par la suite.

Soyez préparés et armés avant d'accepter ou de refuser une telle proposition. Car comme le disait Jules César : "Qui veut la paix prépare la guerre". Il vaut mieux savoir quoi répondre plutôt que de devoir improviser, surtout face à des personnes qui utiliseront toutes les techniques de persuasion possibles pour vous faire dire oui.

Voici donc quelques conseilles :

Combien coute une vidéo?

Vous avez été quelques uns à me contacter pour savoir combien coute un vidéo. C'est là une vaste question. A combien s'élève le montant d'un web magazine, d'un reportage télé ou d'un clip, surtout quand on sait qu'il n'existe aucun barème sur lequel s'appuyer? Je vais essayer d'y répondre de façon claire et exhaustive.

Tout d'abord, il n'y a pas de base de référence dans ce domaine. On peut apprendre qu'une vidéo a couté très cher (plus d'un million d'euros) quand un film de qualité qui semble égale coute juste quelques centaines d'euros.

Alors, comment détermine-t on le prix d'une vidéo? Pour cela, il y a une méthode très simple qui consiste à calculer le cout de fabrication d'un film.

La convention collective du cinéma



Cette semaine, je me fais le relai de l'association des Monteurs Associés, et de leur article sur la Convention Collective de février 2014. Il s'agit de la précédente, qui a été étendue par un avenant.

Rappelons que la Convention Collective " fixe les règles pour les conditions et durées du travail ainsi que les rémunérations minimales des membres de l’équipe technique."

Les sujets abordés sont :
  • la durée du travail
  • les défraiements
  • les définitions des fonctions
  • les grilles des salaires
  • la commission des dérogations

Note : s'agissant d'un blog tenu par un monteur pour les monteurs, n'est abordé dans l'article que la partie concernant les monteurs (monteur image, son, assistant...). Pour les autres professions, se reporter au texte que je mets en lien ci dessous.

L'article des Monteurs Associés est déjà une synthèse en soi. Je vous laisse en prendre connaissance. Je reste disponible pour toute question.

Voir l'article des Monteurs Associés sur la Convention Collective

Voir le texte de la Convention Collective du Cinéma

Vois l'avenant du texte

Le statut de l'intermittent



C'est une polémique qui a lieu de façon récurente : les intermittents du spectacle fraudent, abusent du système, touchent des sommes astronomiques sans travailler (ou peu) et sont responsables du déficit de l'assurance chômage, voire de l'économie du pays. Est-ce vrai?
Le 13 février 2014, le MEDEF proposait de supprimer le statut de l'intermittent du spectacle. En réponse, la ministre de la culture, Aurélie Filippetti, prenait la défense des intermittents et accusait de MEDEF de vouloir "tuer la culture".

Prenons le problème à sa source avec la première vraie question : qu'est ce qu'un intermittent du spectacle?

Le site Wikipedia propose comme définition :
Un intermittent du spectacle est en France un artiste ou technicien qui travaille par intermittence (alternance de périodes d'emploi et de chômage) pour des entreprises du spectacle vivant, du cinéma, et de l'audiovisuel et qui bénéficie, suivant des critères de nombres d'heures travaillées et de métiers exercés, d'allocations chômages plus favorables que le régime général. Il y avait 9 060 allocataires en 1984, 41 038 en 1991 et 105 826 en 2009.

L'intermittent du spectacle doit justifier d'un certain nombre d'heures travaillées sur une période définie pour pouvoir bénéficier d'indemnités chômage, calculées d'après les revenus perçus.

Le droit à l'image



Il y a une chose que vous devez savoir quand vous publiez un film ou une photo avec des personnes dedans (comédiens ou modèles dans l'exercice de leur profession ou civils sur les lieux publiques et privés), c'est la question du droit et de la diffusion de l'image.

Dans le milieu professionnel, cet aspect est à la charge de la production, mais si vous faîtes du montage tout seul chez vous, il serait bon que vous soyez au courant de ces droits.

Note : je ne vais traiter de la question des droits qu'uniquement pour la France. Pour toute question sur un pays étranger, se renseigner auprès du pays en question (vous pouvez contacter les ambassades, elles seront à même de vous renseigner).

Le droit à l'image reconnait à toute personne le droit de disposer de son image, et d'en autoriser ou interdire la reproduction et/ou la diffusion, gratuitement ou non. Cependant, il est important de noter que le droit à l'image en tant que tel n'existe pas. Il s'agit surtout de droits s'appuyant sur le respect de la vie privée, la diffusion d'images nuisant à l'intimité ou à l'honneur de la-dite personne.

Ainsi, selon l'article 9 du code civil :
Chacun a droit au respect de sa vie privée. Les juges peuvent, sans préjudice de la réparation du dommage subi, prescrire toutes mesures, telles que séquestre, saisie et autres, propres à empêcher ou faire cesser une atteinte à l'intimité de la vie privée : ces mesures peuvent, s'il y a urgence, être ordonnées en référé.

Quel salaire pour un monteur?



C'est la rentrée!

Vous êtes nouveau dans le métier, vous vous lancez dans une fabuleuse carrière de la très noble profession de monteur, et vous vous demandez tout naturellement "Ça vaut combien, un monteur?"

Tout d'abord, qu'est ce qu'un monteur? Un monteur est un technicien qui va prendre des vidéos, et qui va les assembler dans un grand ensemble cohérent appelé "film". Il peut s'agir de fiction, de documentaire, de clip musical, de pub... Son travail est de réunir des vidéos d'une ou plusieurs sources, et de les monter de façon à ce qu'un spectateur regarde un film agréablement.

Depuis quelques années déjà, la profession a beaucoup évolué, surtout dans le domaine de l'audiovisuel. Avant, on demandait à un monteur de monter. Maintenant, dans le secteur de l'audiovisuel (TV, web), on lui demande de faire un habillage graphique, des effets spéciaux, de l'étalonnage, du mixage... tout ça sur des logiciels de plus en plus spécialisés, et de plus en plus chers, mais on rechigne toujours à payer toutes ces compétences. En gros, le monteur est celui qui a la charge technique de la post-production (étape après le tournage), mais qu'on aimerait embaucher au tarif d'un assistant.